Les Jardins de Célestine · Hérault

Entre rester chez soi et partir en EHPAD, il manque une marche

Nous voulons créer un lieu de vie, près de Montpellier, pour huit personnes touchées par une maladie neurodégénérative. Chacune chez elle, toutes ensemble.

Ce lieu n'a pas vocation à se construire seul, il a besoin d'un collectif.

La maladie s'installe. Au début, on s'en arrange. On pallie, on passe tous les jours. On organise les aides. Puis vient le moment où rester seul chez soi peut devenir dangereux, alors qu'entrer en EHPAD n'a pas encore de sens.

À ce moment-là, les familles découvrent que d'autres portes existent, mais qu'elles se referment justement quand l'autonomie baisse. Résidences autonomie, colocations entre seniors : elles accueillent des personnes qui vont encore bien. Il reste alors deux solutions, qui ne conviennent ni l'une ni l'autre. Et c'est souvent l'épuisement de l'aidant qui finit par trancher.

9 sur 10des Français veulent vieillir chez eux
140 000logements partagés à créer d'ici 2030
18 000personnes seulement y vivent aujourd'hui

Entre ces deux derniers chiffres, il y a des dizaines de milliers de familles qui n'auront pas de solution. Et ce n'est pas une prévision : les personnes concernées sont déjà nées.

Où nous nous situons

Ni une résidence autonomie, ni un établissement médico-social, ni le domicile. La place est entre les trois

Chez soi, seul Le chez-soi, mais l'isolement, et une charge qui finit par reposer entièrement sur un proche.
Résidence autonomie Un logement et des services collectifs, mais pensés pour des personnes qui vont encore bien.
Ici Chacun a son logement, son nom sur la porte, ses meubles. Les repas, le salon, le jardin et les journées se partagent. Une personne est là pour faire vivre le collectif.
En EHPAD La sécurité et les soins au quotidien, mais un établissement, des horaires, et une chambre qui n'est plus tout à fait un domicile.

Huit habitants, et deux chambres d'amis pour les proches en visite. Une maison, pas un service.

Ce que permet la loi

Ce n'est pas une idée, ce n'est pas un marché : c'est un cadre prévu par la loi

Ce type de lieu porte un nom dans la loi française, l'habitat inclusif. Il a été créé pour répondre exactement à ce manque. Quatre choses le définissent :

Cadre défini par la loi ELAN de 2018, qui a inscrit l'habitat inclusif dans le code de l'action sociale et des familles.

Et ce que ce n'est pas

C'est là que se joue la différence avec un établissement médico-social. Et elle se voit tous les jours.

Rien ne change du côté des soins. Ce qui change, c'est qu'on ne vit plus seul.

Le vrai obstacle

Alors pourquoi ce lieu n'existe-t-il pas déjà ?

Tout est prévu, sauf l'argent

Le cadre existe depuis 2018. La loi ELAN a créé l'habitat inclusif et en a fixé les règles. Rien n'est à inventer.

Et la loi demande d'en construire. Depuis 2024, les départements doivent soutenir le développement de l'habitat inclusif et l'inscrire dans leur plan de l'habitat. Ce n'est pas notre idée, c'est une politique publique.

Mais les budgets ne suivent pas. Les aides prévues dépendent de finances départementales aujourd'hui saturées. Et aucune d'elles ne sert à acheter les murs.

Les chiffres de la CNSA le montrent sans commentaire. Dans l'Hérault, 24 habitats inclusifs étaient programmés en 2024, contre 23 deux ans plus tôt. Sur la même période, la France est passée de 1 885 à 2 288, et le Gard voisin de 16 à 28.

Le problème est simple. Il faut d'abord un lieu, un bâtiment à acheter ou à transformer, avant même qu'un seul habitant n'emménage. Et personne ne finance cette première marche.

Nous avons arrêté d'attendre qu'elle soit financée d'en haut.

Ce que nous cherchons

Un projet qui appartient à ceux qui en ont besoin

Nous ne cherchons pas des investisseurs à rémunérer. Nous voulons construire ce lieu avec les familles, les voisins, les professionnels, et tous ceux qui ont envie de le voir exister près de chez eux.

Le projet vous appartient également. Nous cherchons des sociétaires pour lui donner vie, et votre avis compte sur la façon dont on y vivra. Pas besoin d'habiter l'Hérault : on peut y croire depuis l'autre bout de la France.

Les bases de la structure existent, mais le projet ne peut pas avancer sans avoir trouvé de lieu.

Avant même les murs, c'est un collectif que nous voulons réunir : des passionnés aux compétences diverses, qui portent ce projet avec nous.

Contactez-nous si ce projet vous parle.

Pour aller plus loin

Sources Stratégie nationale Bien Vieillir (2023) pour le souhait de vieillir chez soi. Rapport Piveteau-Wolfrom (2020) pour l'objectif de logements à créer. Caisse des Dépôts pour le nombre de places existantes. Loi ELAN du 23 novembre 2018, article 129, pour la définition de l'habitat inclusif. Loi du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l'autonomie, pour le soutien au développement de l'habitat inclusif par les départements. CNSA, programmation et suivi des habitats inclusifs par département, pour le nombre d'habitats programmés (données 2024, consultées le 1er octobre 2026). Il s'agit de programmations validées et non d'ouvertures effectives.